Campagne en mer MoMARSAT 2019 | INSTITUT DE PHYSIQUE DU GLOBE DE PARIS

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  Campagne en mer MoMARSAT 2019

Menée par l’IFREMER et l’institut de physique du globe de Paris (IPGP-Université de Paris), la campagne en mer MOMARSAT 2019 se déroule du 11 juin au 4 juillet à bord du navire océanographique "Pourquoi pas ?", accompagné du submersible "Nautile", pour la 9e année consécutive. L'objectif de la mission est de réaliser la maintenance de l’observatoire EMSO-Açores situé au large des Açores, sur le site hydrothermal de Lucky Strike, au niveau du 37°N de latitude de la dorsale Atlantique.

 

Cet observatoire fond de mer a pour but de suivre sur le long terme (> 10 ans) la dynamique d'un système hydrothermal de dorsale et des écosystèmes associés. Il comprend d'une part une infrastructure de transmission des données en direct par satellite et d'autre part un ensemble de capteurs autonomes géophysiques, chimiques, physiques, océanographiques et biologiques.

 

Navire océanographique N/O "Pourquoi pas ?" à quai dans le port d’Horta, île de Faial, archipel des Açores, juillet 2017. © MoMARSAT 2017 - Benjamin Wheeler

 

Le rôle de l’équipe IPGP, dirigée par Mathilde Cannat, est d'assurer la maintenance de l’ensemble des appareils géophysiques de l’observatoire et de réaliser des échantillons géologiques du site. Les ingénieurs IPGP-CNRS s’occupent de la récupération et du déploiement des sismomètres fond de mer (aussi appelés OBS) en place autour du volcan de Lucky Strike. Une seconde équipe de scientifiques IPGP récupère et installe des sondes de température, courantomètres et sondes de pression au niveau des sorties de fluides pour mieux comprendre la dynamique et la géologie de ces sites hydrothermaux.

 

Sonde de température déployée dans la cheminée hydrothermale du site White Castle, au sud-ouest du champ hydrothermal de Lucky Strike, août 2018. © MoMARSAT2018 - IFREMER

 

Conjointement, les équipes de l’IFREMER réalisent l’entretien de l’ensemble des systèmes de communication des différents appareils de l’observatoire, mais aussi l’échantillonnage de la faune et de cheminées hydrothermales permettant l’étude des populations bactériennes.

 

Sismomètre fond de mer large-bande en cours de déploiement, août 2018. © MoMARSAT 2018 - Simon Besançon

Des scientifiques du GET (Laboratoire Géosciences Environnement Toulouse), également présents à bord, analysent la chimie des fluides hydrothermaux via des prélèvements ponctuels et le déploiement d’un système autonome nommé "DEAFS", permettant un prélèvement mensuel des fluides chauds. Une équipe du MIO (Institut Méditerranéen d'Océanologie) étudie quant à elle les bactéries ferroxydantes via des échantillonnages de tapis microbiens riches en fer et le déploiement d’un colonisateur in situ dans le gradient de fluide. Enfin cette année, une équipe supplémentaire de l’UBO (Université de Bretagne Occidentale) et de l’IFREMER a rejoint le projet en vue d'observer la turbulence liée à la marée dans la colonne d’eau et la dynamique des courants associés aux panaches provenant du champ hydrothermal.

 

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