Sandrine Péron lauréate du prix L’Oréal - UNESCO "Pour les Femmes et la Science" 2017 | INSTITUT DE PHYSIQUE DU GLOBE DE PARIS

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  Sandrine Péron lauréate du prix L’Oréal - UNESCO "Pour les Femmes et la Science" 2017

Jeudi 23 Mars 2017

La Fondation L’Oréal, en partenariat avec l’Académie des sciences et la Commission nationale française pour l’UNESCO, s’engage depuis 10 ans à travers son programme de Bourses L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science. Ces bourses sont attribuées chaque année à 30 doctorantes et post-doctorantes afin de les accompagner dans la suite de leur carrière, soutenir leurs travaux de recherche et leur donner la visibilité qu’elles méritent. Le Jury, présidé par le Professeur Sébastien Candel, Président de l’Académie des sciences, a sélectionné parmi plus de 1 000 candidates, 20 doctorantes et 10 post-doctorantes, dans divers domaines scientifiques.

 

Sandrine Péron, doctorante à l'Institut de physique du globe de Paris au sein de l'équipe Cosmochimie, astrophysique et géophysique expérimentale, a reçu le 23 mars 2017 le prix L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science.

 

Présentation de sa thèse :

 

(Carl Diner - Fondation L’Oréal)

L’origine du système solaire, des planètes et de la vie, comporte encore de nombreuses inconnues. Parmi elles, la manière dont sont arrivés sur Terre des éléments nécessaires à la vie comme l’eau, l’azote et le carbone, reste un mystère. C’est précisément l’objet des recherches de Sandrine. Elle utilise des gaz rares comme l’hélium ou le néon, comme traceurs des sources de ces éléments et analyse ainsi des échantillons issus d’une des parties les plus anciennes de la Terre, le manteau inférieur. Les gaz rares sont analysés en deux étapes. Dans un premier temps, les bulles de gaz sont repérées dans les échantillons grâce à une technique d’imagerie en trois dimensions, appelée "microtomographie aux rayons X". Dans un second temps, une fois identifiées, les bulles de gaz sont percées une à une au laser pour mesurer les gaz rares qu’elles contiennent. Cette méthode présente l’avantage de s’affranchir de la contamination atmosphérique en analysant uniquement le contenu des bulles et non pas tout l’échantillon en entier. À long terme, ces résultats pourront être destinés à préparer des missions spatiales ainsi qu’à analyser des échantillons recueillis.