L’observatoire EMSO-Açores | INSTITUT DE PHYSIQUE DU GLOBE DE PARIS

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Équipes de recherche

Géosciences marines

  L’observatoire EMSO-Açores

Participants hors IPGP : 
IFREMER : PM Sarradin, J.Blandin, J.Legrand, J.Sarrazin T.Carval, A,Godfroy
LIENs-Univ.La Rochelle-CNRS : V.Ballu
GET-Univ.Toulouse-CNRS : V.CHAVAGNAC
Université des Açores : A. Colaco
Université de Lisbonne : M. Miranda, C, Corela, L.Matias
Université de Breme : H. Villinger

L’observatoire EMSO-Açores

Contact IPGP: Mathilde Cannat, Equipe de Géosciences Marines

 

EMSO (European Multidiciplinary Seafloor and water column Observatory) est un réseau européen d’observatoires sous-marins pour l’environnement. Le réseau comprend 11 sites observatoires distincts sur le pourtour européen, à des stades divers d’installation. Chaque site est, ou sera à échéance de 2016/17, équipé de capteurs physiques, chimiques, et biologiques et d’infrastructures permettant  la transmission en temps réel ou légèrement différé des données acquises, soit par câble, soit par des systèmes mixtes acoustiques/hertziens portés par des bouées.

L’observatoire EMSO-Açores est situé sur la dorsale médio-Atlantique par 1700m de fond (figure 1). Il est équipé d’un prototype d’observatoire sous-marin non câblé, les instruments communiquant avec les laboratoires à terre via une bouée équipée d’une antenne satellite. Alliant des chercheurs d’une large gamme de disciplines (de la sismologie à la microbiologie), ce site pilote est centré sur l’étude de l’environnement extrême des fumeurs hydrothermaux de dorsales (Figure 2).

L’infrastructure d’observatoire y est opérationnelle depuis 2010. Elle comprend une bouée ancrée et deux boîtes de jonction au fond, auxquelles sont actuellement connectés des instruments géophysiques, des capteurs de chimie des fluides hydrothermaux, une caméra pour le suivi temporel des faunes et un préleveur-colonisateur microbien (Figure 3). Ce dispositif d’observatoire léger est conçu pour être intégré à plusieurs réseaux d’instruments autonomes, récupérés et remplacés chaque année (ligne instrumentée océanographique, sismomètres, sondes de pression et de température des fluides). L’IPGP est responsable du volet géophysique et participe au volet microbiologie. L’Ifremer est également un partenaire important du projet, auquel participent aussi plusieurs autres laboratoires français et étrangers (Portugal et Allemagne).

La maintenance de l’observatoire EMSO-Açores est assurée annuellement via des campagnes évaluées scientifiquement par la commission de programmation de la flotte océanographique française, avec un soutien logistique occasionnel d’un navire côtier de l’Université des Açores. Les données transmises sont archivées et actuellement accessibles via un serveur provisoire. La politique de gestion des données EMSO comprend la mise à disposition immédiate ou différée de l’ensemble des données de l’observatoire. Cette politique est en cours de mise en œuvre.

Pour plus de détails consultez les liens suivants:

http://www.emso-eu.org

http://www.ifremer.fr/co-en/allEulerianNetworks

 

Figure 1: Le segment de Lucky Strike sur la dorsale médio-Atlantique au sud des Açores. Le site hydrothermal étudié est situé à 1700 m de profondeur au sommet d’un volcan axial qui possède une chambre magmatique dont le toit a été détecté par des méthodes sismiques à environ 3.5 km sous le plancher océanique.

Figure 2. Une sonde de température autonome sur un des fumeurs du champ hydrothermal de Lucky Strike.

Figure 3. L’infrastructure de l’observatoire: des capteurs au centre de données. Ce dispositif est opéré depuis 2010.