L'utilisation des isotopes du zinc, une méthode pour tracer la maladie d’Alzheimer | INSTITUT DE PHYSIQUE DU GLOBE DE PARIS

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  L'utilisation des isotopes du zinc, une méthode pour tracer la maladie d’Alzheimer

 

Deux chercheurs de l’Université Sorbonne Paris Cité, Frédéric Moynier, de l’Institut de physique du globe de Paris, et Marie Le Borgne, du laboratoire de recherche vasculaire translationnelle à l'hôpital Bichat (UMR 1148 - INSERM), ont utilisé une méthode spécifique développée à l'origine pour étudier la formation de la Terre à des fins médicales : la mesure des variations isotopiques du zinc (Zn).

 

 

Une des conséquences connues de la maladie d’Alzheimer est la formation de plaques riches en Zn dans le cerveau, les plaques amyloïdes. Dans cette étude, les chercheurs ont travaillé sur des modèles de souris génétiquement modifiées pour développer ce type de plaques après une période de 9 mois. Les chercheurs ont ainsi mis en évidence que la présence de plaques modifiait la composition isotopique du cerveau des souris qui devient alors plus riche en isotopes lourds du Zn. Cela s’explique par un changement de la spéciation du Zn, lié dans les protéines des plaques à des acides aminés enrichis en isotopes lourds du Zn (histidine et glutamate). De ce fait, il est possible de suivre l’évolution de la maladie en mesurant  la composition isotopique du Zn.

 

Cette étude représente la première mise en évidence d’un changement de la composition isotopique du Zn au sein d'animaux atteints par la maladie d’Alzheimer. La prochaine étape sera de déterminer si des changements similaires sont constatés chez des patients humains.

 

En savoir plus :

F. Moynier, J. Foriel, A. Shaw, M. Le Borgne - Distribution of Zn isotopes during Alzheimer’s disease : www.geochemicalperspectivesletters.org/article1717

 

Date de publication : 
28 Mars 2017