Le magnétomètre | INSTITUT DE PHYSIQUE DU GLOBE DE PARIS

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  Le magnétomètre

Le magnétomètre :

 

La Terre possède un champs magnétique, qui peut être décrit dans un première approche comme dipolaire. A ce champs principale est superposé un champs magnétique non dipolaire. Son origine est partiellement extérieur, par des courants électriques dans la ionosphère, mais aussi interne due aux minéraux magnétiques dans les roches. Les basaltes à la Réunion par exemple sont ferromagnétiques, due à la forte présence de minéraux à la base de fer.

 

Magnétomètre
Station magnétique sur le Piton de la Fournaise

 

Les activités volcaniques comme remontée de magma et circulation de fluides hydrothermaux engendre une modification du champs magnétique terrestre locale. Le magma par exemple est non-magnétique, il ne possède pas de champs magnétique propre. Donc une intrusion qui remonte vers la surface modifie localement le champs magnétique. D’autre sources de variations sont la circulation de fluides dans le massif, comme l’infiltration de la pluie, un changement de la nappe phréatique, les circulations hydrothermaux, activées par des intrusions. Finalement des perturbation sont occasionnées par le vent et le champs magnétique solaire et les éruptions sur le soleil.

 

 

Principe :

 

Le champs magnétique est mesuré par un magnétomètre. Celui-ci est composé d’un liquide contenant des ions, placé dans une bobine. Sous l’effet du champs terrestre, les ions oscillent autour d’une parallèle à celui-ci. Dans des intervalles d’une minute un courant intense est injecté dans la bobine, qui crée un champs magnétique très supérieur à celui de la Terre, les ions s’orientent alors selon ce nouveau champs. Puis le courant est coupé brusquement et les ions reviennent en position initiale en oscillant autour de celle-ci. Cette oscillation crée à son tour un courant dans la bobine dont la période est fonction du champs magnétique terrestre. Le champ magnétique terrestre à la Réunion est actuellement environ 37 800 nanoTesla (nT) et augmente une centaine de nT par an. Les sondes utilisées sur le volcan ont une résolution de 0,25 nanoTeslar.