Le réseau sismologique | INSTITUT DE PHYSIQUE DU GLOBE DE PARIS

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  Le réseau sismologique

Les sismomètres enregistrent la vitesse du sol dans les fréquences au delà de 1 Hz environ, avec une très grande sensibilité. Les accéléromètres permettent, par la mesure de l'accélération du sol, l'enregistrement des mouvements forts (par exemple lors d'un séisme ressenti), sans saturation du signal ; grâce à cela, les accéléromètres permettent l'étude des effets de sites, en partie responsable de la destruction des bâtiments.

 

La sismicité est en partie due à la subduction de la plaque Nord-Américaine sous la plaque Caraïbe. Cette plaque avance de 2 cm par an vers l'arc volcaniques des Antilles. La Guadeloupe a connu des séismes destructeurs, notamment en 1843 où Pointe-à-Pitre fut entièrement détruite. Il existe aussi une sismicité locale intra-plaque liée à l'activité des failles dans la plaque Caraïbe ; ce sont les séismes de magnitude moins importante mais susceptibles d'affecter des zones habitées : 1851 au large de Capesterre, 1897 à l'aplomb de la zone de Jarry, 2004 au sud-est des Saintes. À cela s'ajoute l'activité sismique du volcan liée sa dynamique interne, avec des séismes de moindre amplitude. Parfois, la population vivant sur les flancs du volcan ressent ces séismes qui témoignent de son potentiel éruptif.

 

Station sismique sur la Soufrière.

Le réseau sismologique de la Soufrière comprend :

  • 21 stations sismologiques « courte période » continues et télémétrées, dont 12 sont installées sur le massif de la Soufrière;
  • 17 stations accélérométriques par déclenchement et télémétrées;
  • 4 stations sismologiques « large bande », 3 composantes numériques, continues et télémétrées, installées autour du dôme de la Soufrière.