Introduction | INSTITUT DE PHYSIQUE DU GLOBE DE PARIS

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  Introduction

Le contexte régional

 

Le contexte régional: les limites de plaques. (Figure 1) (IPGP)

L’arc insulaire des Petites Antilles résulte du plongement de la plaque Atlantique sous la plaque Caraïbe. Cette subduction active a une vitesse de convergence de 2 cm/an, et provoque une déformation de la limite de ces plaques, faisant de notre île une région à fort aléa sismique (Figure 1).

 

 

 

 

Les séismes aux Antilles.(Figure 2) (IPGP)

Tous les séismes sont liés aux processus de subduction. La grande partie provient de la zone inter-plaque à l’est de l’arc antillais. Ils se situent à des profondeurs de quelques kilomètres à quelques dizaines de kilomètres et peuvent atteindre de fortes magnitudes. D’autres séismes proviennent de ruptures de la plaque plongeante à des profondeurs intermédiaires (autour de 100 à 150 km de profondeur). D’autres, plus superficiels et souvent moins forts résultent de la déformation de la plaque Caraïbe ou Amérique (outer-rise) (Figure 2).

 

Durant la période historique, plusieurs séismes ont causé des dégâts en Martinique. La Martinique et la Guadeloupe sont les deux seules régions françaises classées en zone 5 (sismicité maximale du zonage français).

 

Rappel : Le “Zonage sismique officiel de la France” s’appuie sur la sismicité historique et divise le territoire national en 5 zones de niveau de sismicité croissant. La publication initiale au Journal Officiel (décret n° 91-461 du 14 mai 1991) considérait les zones: 0, Ia, Ib, II et III, les Antilles étant en zone III. La nouvelle carte de zonage sismique de la France a été publiée le 22 octobre 2010 (avec décret) avec entrée en application au 1er mai 2011 (voir http://www.planseisme.fr/Zonage-sismique-de-la-France.html). Le nouveau découpage comprend toujours 5 niveaux numérotés : 1, 2, 3, 4, 5. On est toujours dans le 5ème, le 5.