Bruit sismique | INSTITUT DE PHYSIQUE DU GLOBE DE PARIS

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  Bruit sismique

L'utilisation et l'amélioration des méthodes de corrélation de bruit sismique ont ouvert de nouveaux domaines de recherche : résolution et suivi de très faibles variations continues de vitesses sismiques du milieu, nouvelles méthodes d'imagerie aux échelles locales, régionales, et globales. Ces méthodes ont d'importantes implications dans le domaine pétrolier et dans la surveillance de l'aléa et de l'évolution temporelle des volcans et des failles :

 

  •   mise en évidence au Mexique de variations de vitesses corrélées à des séismes lents, pas toujours directement associés aux trémors non volcaniques (NVT), en relation avec des mécanismes non linéaires de dynamique lente des déformations crustales ;
  • enregistrement du bruit sismique en mer par un réseau d'OBS temporaire aux Antilles, démontrant la faisabilité technologique de la surveillance de l'activité des NVT en domaine marin ;
  • mise en évidence de processus complexes de relaxation post-sismique suite au séisme de Parkfield (2004), et identification de nouveaux précurseurs aux éruptions volcaniques, à partir de l'analyse des variations de vitesses et d'anisotropie du milieu ;
  • mise en évidence des sources sismiques associées aux tempêtes dans les zones océaniques profondes et à la réflexion des vagues au niveau des côtes, à partir de l'analyse du bruit sismique ambiant à différentes périodes par diverses méthodes (ondes de volume, ondes de surface, méthode d'antenne, modélisation des vagues et des ondes générées...) ;
  • détermination d'un modèle tridimensionnel du manteau supérieur, à partir de l'analyse du bruit sismique à très longues périodes au niveau global (i. e.« bourdonnement de la Terre ») ouvrant de nouvelles perspectives pour l'étude de la structure profonde de planètes telluriques telles que Mars.