Djibouti | INSTITUT DE PHYSIQUE DU GLOBE DE PARIS

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  Djibouti

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Très vite après que la tectonique des plaques soit devenue incontournable en 1968, Djibouti a été identifié comme un lieu où une dorsale océanique émerge comme en Islande et comme un endroit privilégié pour les études géodynamiques.

Très rapidement un progamme de grandes campagnes de mesures a été réalisé: grands profils sismiques en 1971, premier réseau géodésique en 1972, levés gravimétriques et aéromagnétiques.

En 1973, à la suite d'une crise sismique largement ressentie à Djibouti, un observatoire géophysique a été créé sur la montagne d'Arta. Après l"indépendance du territoire en 1977; l"observatoire a été co-géré par l'IPG et la République de Djibouti. Cet observatoire a joué le rôle de base opérationnelle pour de nombreuses campagnes dans la région. Il enregistre une riche sismicité dans le golfe d'Aden, la mer Rouge, le golfe de Tadjoura, la sismicité volcanique du rift d'Asal des zones de distensions actives dans le triangle Afar et de ses marges, entre 1000 et 2000 évènements par an depuis plus de 30 ans

La plupart des géodésiens français ont fait leurs premières armes à Djibouti. C'est là que la remesure du réseau géodésique après l'épisode de rifting qui a donné naissance à l'Ardoukoba a permis de mesurer des écartement métriques dans un rift pour la première fois. Tout l'arsenal d'instruments a été utilisé, depuis les théodolites et les niveaux aux méthodes spatiales comme le Doris, le GPS  en 1987 et l'interferométrie radar en passant par les mesures de distances laser