Tremblements de terre | INSTITUT DE PHYSIQUE DU GLOBE DE PARIS

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  Tremblements de terre

Projets en cours :

1) Analyse fine de la rupture sismique

Chaque séisme bien instrumenté (par exemple les récents séismes du Chili du 1er avril 2014 (Mw=8) et du 3 avril 2014 (Mw=7.6), voir carte ci-contre) apporte un nouvel éclairage sur le processus de rupture. Nous développons des approches en vue d’analyser ces événements avec le plus large spectre possible

 

 
 
 

 

 
  • Utilisation de nouvelles méthodes d'imagerie pour la radiation haute fréquence (back-projection)

  • Combinaison de ces approches avec l’inversion du champ d’ondes et/ou de la géodésie

  • Analyse spécifique de la vitesse de rupture des séismes

  • Mise en oeuvre de nouveaux outils de calcul de modes propres dans une Terre hétérogène 3D pour la localisation/inversion des sources peu profondes.

 

Dans les dernières années, ces techniques ont par exemple été appliquées aux séismes de Tocopilla (Chili, 2007) ou de Sumatra (2004 et 2012).

 

2) Analyse exhaustive de la sismicité

La fréquence des séismes de magnitude modérée sur Terre (plus de 100 séismes de magnitude supérieure à 6 par an) permet de rechercher les comportements génériques des tremblements de Terre. De telles études sont aussi menées à une échelle plus locale, sur la micro-sismicité (en particulier à Corynthe).

 

  • Application d’une méthode récente (SCARDEC), capable d’analyser l’évolution temporelle d’un grand nombre de séismes (voir l’application temps-réel de cette méthode sur le site de l’Observatoire Geoscope)
  • Recherche de « lois d’échelles », indiquant des invariants de la rupture sismique, et informant sur les mécanismes en jeu (exemples : chute de contrainte ou de déformation, énergie radiée, efficacité de la radiation)

3) La sismogénèse

Les séismes se produisent en réponse à l’évolution spatiale et temporelle des déformations et des contraintes dans la Terre. Contribuant eux-mêmes à cette évolution, ils s’inscrivent donc dans une interaction complexe entre phénomènes lents et rapides, se produisant sur des échelles spatiales très variées. Nous travaillons sur plusieurs aspects de ces interactions, parfois improprement rassemblées sous le terme « cycle sismique ».

 

  • Mise en évidence d'interactions complexes entre aspérités le long et en profondeur de la zone couplée des interfaces de subduction, sur une large bande de fréquences, en relation avec la segmentation de ces zones de subduction (séismes de Tocopilla et de Maule au Chili, de Tohoku au Japon)
  • Analyse des épisodes de glissement lent en période inter-sismique. Ces événements transitoires, découverts il y a une quinzaine d’années au Japon et dans la zone des Cascades, ont une interaction encore mal comprise avec les séismes de subduction.
  • Organisation interne de la sismicité (« précurseurs », choc principal, répliques)
  • Observation de séismes de forte magnitude dont la récurrence rapide remet en cause le concept simple de cycle sismique, dans lequel les contraintes après un séisme fort sont trop faibles pour permettre une nouvelle rupture.
  • Détection d'une sismicité particulière aux Antilles (séismes « supra-slabs » au coin mantellique, séismes répétitifs en chevauchement plat à l'interplaque sous ce coin), à partir de réseaux d'OBS

 

Voir également le thème “Modélisation numérique, ondes et sources sismiques”