La sonde radon | INSTITUT DE PHYSIQUE DU GLOBE DE PARIS

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  La sonde radon

La sonde radon :

 

Sonde radon

Le radon est un élément radioactif provenant de la désintégration de l’uranium et du thorium. Il possède trois isotopes naturels, 219Rn, 220Rn et 222Rn, mais seul le dernier, avec une durée de vie de 3,82 jours, vit suffisamment longtemps pour pouvoir jouer un rôle en géochimie. Il se désintègre en émettant une particule a. Etant donné que l’uranium est présent, en faible quantité, dans toutes les matières naturelles, le radon se forme aussi dans le magma. Lors d’une montée magmatique un dégazage de celui-ci s’effectue par diminution de pression. Les gaz volcaniques, essentiellement du H2O et CO2, s’échappent les premier à travers des fissures du massif. Avec ces gaz majeurs, les gaz présents en trace, comme le radon, sont ramonés par le CO2 et sont supposés arriver à la surface avant le magma lui-même. L’observatoire volcanologique a installé 25 sondes de type « Clipperton » sur le massif du volcan, généralement dans les scories des fissures éruptives existantes, des endroits où on attend que les gaz volcaniques s’échappent de préférence.
Actuellement cette méthode de détection est encore en phase d’étude.

 

Le radon est véhiculé à travers les fissures existantes par le CO2 et arrive à la surface du volcan par diffusion. Une faible quantité arrive dans le tube de détection de la sonde radon. Ces sondes sont équipées d’une photodiode, d’un préamplificateur et amplificateur, d’une électronique de comptage ainsi que d’un dispositif d’acquisition de données.

 

Si le radon se désintègre dans le tube de détection, la particule a peut atteindre la photodiode. L’énergie cinétique de cette particule est transformée en impulsion électrique, qui est amplifiée, traitée et comptabilisée une par une dans la partie électronique. Le nombre de désintégrations par minute et heure est finalement stocké dans la partie acquisition.