La Campagne CASEIS : à la recherche des séismes passés dans l’arc des Petites Antilles | INSTITUT DE PHYSIQUE DU GLOBE DE PARIS

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Équipes de recherche

Tectonique et mécanique de la lithosphère

  La Campagne CASEIS : à la recherche des séismes passés dans l’arc des Petites Antilles

Participants hors IPGP : 
Bassinot Franck (LSCE)
Beck Christian (Univ. Chambéry)
Beauvais Quentin (ISMER Univ. du Québec)
Caron Benoît (Univ. P6)
Cattaneo Antonio (IFREMER)
Cavailles Thibault (EPOC Bordeaux)
Fauquembergue Kelly (EPOC Bordeaux)
Golfinger Chris (Oregon State Univ.)
Johannes Lola (MNHN)
Laurencin Muriel (IUEM Brest)
Lebrun Jean-Frédéric (Univ. Antilles)
Marcaillou Boris (Univ. Antilles)
Michel Elisabeth (LSCE)
Moreno Eva (MNHN)
Mulder Thierry (EPOC Bordeaux)
Paterne Martine (LSCE)
Rioux Pascal (ISMER Univ. du Québec)
Ratzov Gueorgui (IFREMER)
Saint Onge Guillaume (ISMER Univ. du Québec)
Woerther Patrice (IFREMER)
Leclerc Frédérique (EOS)
Lebas Elodie (GEOMAR)
Villemant Benoît (ISTEP P6)

Navire : Le Pourquoi Pas ?

Dates : du 28 mai au 4 Juillet 2016 de Pointe-à-Pitre à Pointe-à-Pitre

Chef de projet et de mission : Nathalie Feuillet, Équipe de Tectonique, Institut de Physique du Globe de Paris

 

Objectifs

 

La zone de subduction des Antilles est très mal connue et le catalogue des séismes historiques est trop court (~ 500 ans) pour nous permettre d’estimer le temps de récurrence des très grands séismes dans cette région. À titre d’exemple, un séisme comme celui du Japon en 2011 aurait un temps de retour de 1000 ans (K. Minoura et al., 2001). Le séisme le plus important reporté dans l’arc des Antilles a eu lieu le 8 Février 1843. Ressenti avec une intensité maximum de IX à X, il a détruit la ville de Pointe-à-Pitre et tué plusieurs milliers de personnes. Ce séisme aurait atteint une magnitude supérieure à 8 (Feuillet et al. 2011; Hough, 2013).

 


Figure 1
Contexte tectonique de l'arc des Antilles. Les étoiles rouges représentent les séismes de 1839 et 1843.

La campagne à la mer CASEIS vise à retrouver la trace des grands séismes de l’arc Antillais (dont celui de 1843) et à mieux contraindre le cycle sismique de la zone de subduction à partir d’étude de paléosismologie sous-marine basée sur l’enregistrement sédimentaire des turbidites/homogénites. Les très grands séismes de subduction contrairement aux autres phénomènes (éruptions, crues, séismes locaux, déstabilisations de flancs de volcans ou de plateformes récifales) déstabilisent les marges et provoquent des courants de turbidité sur des distances de plusieurs centaines de kilomètres, au moins aussi longues que la rupture sismique. Nous chercherons donc à retrouver les dépôts sédimentaires associés à ces phénomènes naturels extrêmes (turbidites/homogénites) dans les bassins et systèmes de chenaux situés sur la plaque chevauchante Caraïbe, à l’aplomb de l’interface de subduction entre la Martinique et les îles Vierges.

 

La campagne CASEIS se déroulera du 28 Mai au 4 Juillet 2016 à bord du Pourquoi Pas ?, un navire océanographique de l’IFREMER. Ce navire est équipé du carottier Calypso qui nous permettra de réaliser une quarantaine de carottages qui pourraient atteindre une longueur de 36 m chacun. Nous espérons donc récupérer plusieurs centaines de mètres de sédiments qui seront une archive précieuse pour l’étude des séismes passés mais aussi des éruptions volcaniques et du climat.

 

Figure 2
Positions des carottages envisagés lors de la campagne CASEIS (points verts, jaunes et rouges). Boîtes rouge : zones d’acquisition de nouvelles données de géophysique (bathymétrie, sismique, chirp). En jaune : bassins profonds isolé.

Nous allons aussi acquérir de nouvelles données de géophysique (bathymétrie/imagerie, sismique rapide et haute résolution ainsi que du 3.5 kHz) pour cartographier les failles, les chenaux et les bassins dans des zones où aucune donnée n’est encore disponible.

 

Une vingtaine de scientifiques de 11 organismes de recherche en France et à l’étranger (IPGP, GEOAZUR, IFREMER, Université des Antilles, ISTerre Savoie, MNHN, ISTEP Univ. Paris 6, LSCE, EPOC Univ. Bordeaux, Oregon State University, ISMER Université du Québec) participent à ce programme mené par l’IPGP.

 

Participants au programme (en gras : participants à la campagne)
BarrierLaurieSédimentologie des bassinsIPGP
BassinotFranckPaléoclimatologie

LSCE

 

BeckChristianPaléosismologie / SédimentologieUniv. Chambéry
BeauducelFrançoisSismologieIPGP
BeauvaisQuentinTechnicienISMER Université du Québec
BoudonGeorgesVolcanologie / TephrochronologieIPGP
CarlutJuliePaléomagnétismeIPGP
CaronBenoîtPétrologie / GéochimieUniv. P6
CattaneoAntonioPaléosismologie / SédimentologieIFREMER
CavaillesThibaultGéologie structuraleEPOC Bordeaux
DeplusChristineGéophysique marineIPGP
FauquembergueKellySédimentologieEPOC Bordeaux
FeuilletNathalieTectonique / PaléosismologieIPGP
GolfingerChrisPaléosismologieOregon State Univ.
GuyardHervéSédimentologieIPGP
JacquesÉricTectoniqueIPGP
JohannesLolaCommunication / Gestion carothèqueMNHN
KomorowskiJean-ChristopheVolcanologieIPGP
LacassinRobinTectoniqueIPGP
LaurencinMurielTectoniqueIUEM Brest
LebasÉlodieVolcanologie / TephrochronologieGEOMAR
LebrunJean-FrédéricTectonique / SédimentologieUniv. Antilles
LeclercFrédériqueTectoniqueEOS
Le FriantAnneVolcanologie / TephrochronologieIPGP
MarcaillouBorisTectonique / SédimentologieUniv. Antilles
MichelElisabethPaléoclimatologieLSCE
MorenoEvaSédimentologie des carottesMNHN
MulderThierryProcessus sédimentaire des plateformes carbonatéesEPOC Bordeaux
PaterneMartineTephrochronologie Delta O18 / Datation C14LSCE
RiouxPascalTechnicienISMER Université du Québec
RatzovGueorguiPaléosismologie / SédimentologieIFREMER
Saint OngeGuillaumePaléomagnétisme / SédimentologieISMER Université du Québec
SaurelJean-MarieIngénieurIPGP
SeibertChloéTectonique / SédimentologieIPGP
VillemantBenoîtGéochimieISTEP P6
WoertherPatriceCarrotageIFREMER