Observatoire de l'Eau et de l'Erosion aux Antilles, ObsErA
En Guadeloupe : Céline Dessert et Olivier Crispi (et l’ensemble du personnel de l’OVSG).
À Paris : Éric Lajeunesse, Jérôme Gaillardet, Marc Benedetti, Pascale Louvat, Angela Limare, Emily Lloret (étudiante en thèse) ainsi que les équipes techniques.
Les changements globaux de l’atmosphère terrestre induits par les activités humaines rendent plus que jamais nécessaire l’observation sur le long terme des bassins versants. Les zones tropicales, caractérisées par des régimes hydrologiques très irréguliers dans lesquels les événements extrêmes et leur récurrence jouent un rôle important, seront particulièrement sensibles à des changements climatiques ou à la pression démographique croissante.
L’Observatoire de l’Eau et de l’Erosion aux Antilles (ObsErA) s’appuie sur l’Observatoire Volcanologique et Sismologique de Guadeloupe (OVSG) déjà existant. L’infrastructure locale et le soutient des équipes de recherche de l’IPGP nous ont permis de débuter le suivi temporel de l’activité de bassins versants sur l’île de la Basse-Terre, en contexte volcanique actif et dans l’écosystème préservé de la forêt tropicale du Parc National. Le but général d’ObsErA est d’établir des suivis temporels fins de la composition chimique des eaux de rivières et du transport de matière solide. Il associe des géochimistes et des géomorphologues du transport fluvial. ObsErA se fixe aussi pour vocation la mise au point de nouveaux traceurs biogéochimiques (isotopiques notamment) ainsi que le développement de nouvelles techniques de mesure du transport solide et de la dynamique des versants.
- Le contexte général de la Guadeloupe
- Suivi temporel des bassins versants
- Caractérisation de l’altération chimique
- Caractérisation du transport solide
- Hydrodynamique du carbone organique
- Collaborations
Les réseaux nationaux et internationaux
- Mise en place d’un réseau des observatoires hydrogéochimiques de l’environnement
L'IPGP, le Centre de Géochimie de la Surface (EOST, Strasbourg) et le laboratoire des Mécanismes et Transferts Géologiques (OMP, Toulouse), sont tous impliqués dans une démarche d’observatoire de petits bassins versants expérimentaux dédiés à l’étude (1) des paramètres de l’altération et de l’érosion et (2) de la réponse des écosystèmes continentaux aux modifications climatiques globales actuelles et à venir. Sur la base de l’expérience commune de ces équipes dans la gestion des sites observatoires, des coopérations scientifiques nombreuses entre ces équipes, et de la forte complémentarité de ces sites en termes de géologie, climat et contexte écologique, un réseau a été créé au niveau français pour les 4 sites gérés par ces équipes : Antilles (IPGP), Inde et Cameroun (OMP) et le Strengbach (EOST).
- Le réseau international CZEN
Devant la prise de conscience à l’échelle internationale de l’importance du suivi environnemental de sites expérimentaux, pour évaluer et prédire l’évolution de la surface de la Terre aux perturbations anthropiques, la communauté américaine, sous l’impulsion de la NSF, propose la mise en place d’un réseau d’observatoires en environnement ouverts à une large communauté : the Critical Zone Exploration Network ou CZEN (Brantley et al., 2006). Dans ce cadre, le site de la Guadeloupe a été retenu par la NSF comme site international prioritaire.

Institut de Physique du Globe de Paris - Mise à jour 03/2010
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