Éruption historique
L'éruption phréatique de 1812

Selon Lherminier (1837), l’activité fumerollienne a progressivement augmenté au sommet entre 1809 et 1812 engendrant l’apparition de nouvelles fumerolles dans la zone nord nord-ouest du plateau sommital, l’élargissement de la fracture du nord-ouest part affaissement et la formation d’une grande variété de minéraux d’origine hydrothermale ou fumerollienne. Cette augmentation de l’activité fumerollienne a culminé entre le mois d’avril et le 10 mai 1812 à la formation de nouvelles fractures orientées est-ouest suite à des explosions qui ont projeté des fragments de roche et recouvert la végétation aux alentours de cendre fine. Cette activité a été accompagnée d’un craquement sonore permanent au niveau de la fracture de la Fente du Nord ainsi que par le son sourd de détonations. On peut donc avancer l’hypothèse que ces observations montrent clairement que de petites détonations ont projeté des blocs à quelques mètres de distance des bouches éruptives au sommet sous forme d’une activité explosive phréatique de faible ampleur mais qu’il n’y a pas eu d’éruption explosive paroxysmale avec un impact au delà d’une zone limitée du plateau sommital.

Institut de Physique du Globe de Paris - Mise à jour 05/2012
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