Citoyen / Grand public
Chercheur
Étudiant / Futur étudiant
Entreprise
Partenaire public
Journaliste
Enseignant / Elève

Les microfossiles archéens vivaient dans des océans à plus de 40°C

De très nombreux indices suggèrent que la vie sur Terre est apparue il y a plus de 3 milliards d’années. Cependant, reconstruire les conditions à la surface du globe à cette époque est difficile et sujet à controverse depuis des décennies.

Les microfossiles archéens vivaient dans des océans à plus de 40°C

© Benjamen Massello sur Unsplash

Date de publication : 20/11/2016

Presse, Recherche

Thèmes liés : Origines

Dans un article récemment publié dans le journal Geochemical Perspectives Letters, une équipe de chercheurs français s’est intéressée à cette question à partir de l’analyse de la composition isotopique de l’oxygène de microfossiles extraits de roches âgées de 600 millions à plus de 3.4 milliards d’années, ce qui leur a permis de reconstruire la composition isotopique de l’oxygène des océans au cours des temps géologiques. Selon les auteurs, cette contrainte nouvelle, couplée à l’enregistrement fourni par les cherts, ces roches sédimentaires précipitées dans les océans, suggère que les températures à la surface de la Terre ont chuté régulièrement d’environ 50-60 °C depuis 3.5 milliards d’années.

Ces travaux ont été réalisés par une équipe de chercheurs de l’Institut de minéralogie, de physique des matériaux et de cosmochimie (IMPMC : CNRS / IRD / MNHN / Université Pierre et Marie Curie), de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP : CNRS / IPGP / Université Paris-Diderot / Université Sorbonne Paris Cité) et du Centre de recherches pétrographiques et géochimiques (CRPG :  CNRS / Université de Lorraine).

Dernières actualités
Les komatiites révèlent que l’eau de surface de la Terre a atteint le manteau profond il y a plus de 3,6 milliards d’années
Les komatiites révèlent que l’eau de surface de la Terre a atteint le manteau profond il y a plus de 3,6 milliards d’années
Une nouvelle étude dirigée par le Dr Zheng-Yu Long et le Pr Frédéric Moynier, chercheurs à l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP/Université P...
Les satellites révèlent des dommages irréversibles dans un aquifère majeur de Californie
Les satellites révèlent des dommages irréversibles dans un aquifère majeur de Californie
Une étude publiée dans PNAS, à laquelle ont contribué Kristel Chanard, Manon Dalaison et Jean-Philippe Avouac, de l'Institut de physique du globe de P...
La recherche universitaire : un levier essentiel pour relever le défi de l’eau en Afrique... et ailleurs !
La recherche universitaire : un levier essentiel pour relever le défi de l’eau en Afrique... et ailleurs !
Une nouvelle publication dans Nature Sustainability, à laquelle a contribué Essam Heggy (enseignant-chercheur à l'IPGP), montre qu’un soutien accru, a...
Un nouvel indice isotopique révèle l’origine de l’astéroïde responsable de l’extinction des dinosaures
Un nouvel indice isotopique révèle l’origine de l’astéroïde responsable de l’extinction des dinosaures
Une étude menée par Georgy V. Makhatadze, post-doctorant à l’Institut de physique du globe de Paris (Université Paris Cité / CNRS) sous la supervision...