Mon thème principal de recherche porte sur la déformation des volcans actifs par une approche méthodologique basée sur les différentes techniques de mesures géodésiques, avec une attention particulière sur la quantification des incertitudes, le traitement des artéfacts et l’estimation de la probabilité a posteriori des modèles explorés par inversion bayésienne. Cette approche me permet de m’investir dans le champ de recherche encore peu exploré de la modélisation non supervisée et temps-réel permettant l’estimation de paramètres physiques quantitatifs indispensables à la gestion scientifique d’une crise volcanique, l’une des préoccupations de nos observatoires au cœur de nos relations avec la société civile. De façon plus marginale, je me suis intéressé aussi aux déformations liées à la tectonique, aux liens entre séismes et éruptions, aux mouvements forts, à la paléosismologie et aux tsunamis. Convaincu de la nécessité absolue d’une approche pluridisciplinaire des processus volcaniques, je contribue à des travaux collaboratifs issus d’autres champs de recherche en Sciences de la Terre comme la sismologie (tomographie, séquences sismiques), la tomographie électrique, la gravimétrie, l’imagerie thermique, la géochimie des gaz.
Concernant mes tâches d'observation liée au statut spécifique du corps national des astronomes et physiciens (CNAP), je m'implique dans les observatoires volcanologiques de l'IPGP (OVSG, OVSM et OVPF) et dans le site instrumenté VELI en Indonésie. Enfin, je supervise et contribue aux développements des outils
WebObs, système que j’ai conçu il y a une vingtaine d’années servant à la fois à la collecte et validation de données et métadonnées d’observatoires et à la surveillance opérationnelle, en permettant l’implémentation de modèles en temps quasi réel et le lancement automatique d’alerte précoce des éruptions. Le logiciel
a reçu un prix en 2022 et a été labellisé code communautaire par l'INSU/CNRS.