Citoyen / Grand public
Chercheur
Étudiant / Futur étudiant
Entreprise
Partenaire public
Journaliste
Enseignant / Elève

Un nouvel éclairage de l’histoire de l’atmosphère terrestre à travers les isotopes du néon et du xénon

Une étude révèle comment le dégazage mantellique et la fuite de gaz vers l’espace ont façonné la composition de l’atmosphère au fil des âge.

Un nouvel éclairage de l’histoire de l’atmosphère terrestre à travers les isotopes du néon et du xénon

Inclusions fluides (dont des bulles de gaz) dans des échantillons de quartz âgés de 2.7 milliards d’années.  

Date de publication : 14/11/2025

Recherche

Suivre l’évolution de la composition de l’atmosphère terrestre au cours des temps géologiques permet de retracer l’histoire de notre planète et des processus qui l’ont façonnée depuis plus de 4 milliards d’années. Deux mécanismes majeurs demeurent encore mal connus pour les périodes les plus anciennes : le dégazage du manteau et l’échappement atmosphérique vers l’espace.

Dans une étude publiée dans la revue Science Advances, une équipe de chercheurs de l’Institut de Physique du Globe de Paris (Université Paris Cité, CNRS) et de la Washington University in St. Louis (États-Unis) a analysé la composition isotopique et élémentaire des gaz rares (néon, argon, krypton et xénon) piégés dans des inclusions fluides de quartz hydrothermaux très anciens, issus de la ceinture de roches vertes de Barberton (3,3 milliards d’années, Afrique du Sud) et du Fortescue Group (2,7 milliards d’années, Australie). Véritables capsules temporelles, ces inclusions enregistrent la composition de l’atmosphère au moment de leur formation.

Les résultats montrent que le rapport isotopique du néon (²⁰Ne/²²Ne) était légèrement plus bas dans l’atmosphère primitive, traduisant une activité mantellique intense et un dégazage important de néon solaire au cours des premiers milliards d’années de l’histoire terrestre. Par ailleurs, l’atmosphère archéenne contenait environ deux fois plus de xénon qu’aujourd’hui, confirmant un échappement progressif du xénon vers l’espace et donc un appauvrissement de ce gaz au fil du temps.

Ces observations apportent de nouvelles contraintes sur les processus physiques et chimiques qui ont façonné l’atmosphère de la Terre et éclairent les transitions majeures, comme l’événement de grande oxydation il y a 2,3 milliards d’années, lorsque l’oxygène a commencé à s’accumuler dans l’air.

Lien vers l’article : https://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.aea3380

Dernières actualités
Planetary Research : une nouvelle revue en accès libre pour les sciences planétaires
Planetary Research : une nouvelle revue en accès libre pour les sciences planétaires
À l’initiative de chercheurs de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP) et de leurs partenaires en France et à l’international, la nouvelle re...
L’IPGP ouvre ses portes pour la Fête de la Science 2026
L’IPGP ouvre ses portes pour la Fête de la Science 2026
Du 8 au 10 octobre 2026, l’Institut de physique du globe de Paris participe à la Fête de la Science et invite les scolaires et le grand public à décou...
Et si les nouvelles stars du recyclage étaient… des bactéries ?
Et si les nouvelles stars du recyclage étaient… des bactéries ?
Une nouvelle bande dessinée de l’IPGP nous entraîne dans les coulisses de la bio-récupération des métaux. Au programme : des bactéries, des métaux pré...
Comprendre les mouvements du régolithe à la surface de Phobos pour préparer la mission MMX
Comprendre les mouvements du régolithe à la surface de Phobos pour préparer la mission MMX
Sébastien Charnoz de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP), en collaboration avec Isabella Herreros du Centro de Astrobiología (Espagne) pub...