Thèse de Julien Renou | INSTITUT DE PHYSIQUE DU GLOBE DE PARIS

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  Thèse de Julien Renou

Observations et modèles de l'initiation de la rupture sismique
Encadrant (et co-encadrant) : 
Résumé: 

Dans leur comportement global, les séismes sont généralement « auto-similaires », c’est-à-dire que les petits séismes ne sont que les modèles réduits des évènements de plus forte magnitude, sans caractéristiques qui leur sont propres. Ce concept conduit par exemple au fait que la chute de contrainte est indépendante de la magnitude, ou encore que le moment sismique est proportionnel au cube de la durée du séisme.
Dans ce type de modèle, il n’est a priori pas possible de différencier un petit d’un grand séisme à partir de la phase initiale de leur rupture; en effet, petits et grands évènements devraient démarrer de la même manière, jusqu’à ce que l’un d’entre eux rencontre un obstacle à sa propagation, résultant en un évènement de plus faible magnitude. Différentes études ont remis en cause le fonctionnement auto-similaire de la phase d’initiation, en proposant qu’un signal portant l’information sur la magnitude finale de l’évènement puisse être vu très tôt dans le signal sismique.
La première partie de mon travail vise à aborder cette question d’un point de vue observationnel, en analysant un large échantillon de fonctions source à l’échelle globale. Le catalogue issu de la méthode SCARDEC contient en effet les fonctions source de plus de 3000 évènements dans la gamme de magnitude . J’essaie par exemple d’estimer l’accélération du moment sismique après un temps donné, ce qui pourrait permettre de mettre en évidence un signal dépendant de la magnitude, malgré la variabilité intrinsèque des fonctions source.