Un vestige des premiers temps de la Terre identifié dans un volcan actuel près de Mayotte
Une étude menée par des scientifiques de l’Institut de physique du globe de Paris (Université Paris Cité - CNRS), en collaboration avec l’École polytechnique fédérale de Lausanne, met en évidence la présence de reliques formées dans les tout premiers millions d’années de l’histoire terrestre dans les laves du volcan sous-marin Fani Maoré, près de Mayotte.
En mai 2019, les relevés de la campagne scientifique Mayobs révélaient que le volcan, situé à 50 kilomètres de l’île, était haut d’un peu plus de 800 mètres et présentait une activité intense à 3500 mètres de profondeur. On le voit ici entouré d’un cercle
Date de publication : 10/07/2026
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Cosmochimie, astrophysique et géophysique expérimentale (CAGE)
SOUFRIÈRE_50 – 50 ans d’avancées scientifiques sur les volcans pour un avenir résilient
À quelques jours de l’ouverture du colloque international SOUFRIÈRE_50 – 50 ans d’avancées scientifiques sur les volcans pour un avenir résilient, les équipes de l’Institut de physique du globe de Paris se sont rendues sur les pentes de la Soufrière pour un ultime repérage. En empruntant la trace des Géologues avant de redescendre par le chemin des Dames, une évidence s’impose : ici, chaque pas traverse une histoire vieille de plusieurs siècles, parfois de plusieurs millénaires.
De gauche à droite : François Beauducel, Sébastien Deroussi, Carole Berthod et Jean-Christophe Komorowski
Date de publication : 04/07/2026
Congrès & Colloques, Évènements, Recherche
Feux de forêt : les nanoparticules révèlent les conditions de combustion
Une étude menée par des chercheurs de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP) et de l’Université Paris Cité, en collaboration avec l’Université Memorial de Terre-Neuve et l’ENSMA de Poitiers, montre que la composition et les propriétés magnétiques des nanoparticules produites lors de la combustion de biomasse varient systématiquement avec l’intensité du feu. Ces résultats, publiés dans une revue internationale, ouvrent la voie à de nouveaux marqueurs pour évaluer a posteriori les conditions d’incendie, sans avoir été témoin de l’événement.
Prélèvement d’échantillons de sols et de végétaux calcinés à Badger, au Canada, par les équipes de l’IPGP et du Memorial University of Newfoundland / @Sélène CALVEL
Date de publication : 29/06/2026
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Des « siffleurs » radio venus des éclairs révèlent un comportement inédit au-dessus de l’équateur magnétique
Une équipe de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP – Université Paris Cité / CNRS) vient de documenter et d’expliquer, pour la première fois, le comportement très particulier d’ondes électromagnétiques produites par les éclairs et détectées dans l’ionosphère près de l’équateur magnétique terrestre. En exploitant les données des magnétomètres ASM du CEA-Léti — fournis par le CNES à la mission Swarm de l’Agence spatiale européenne (ESA) et sous la responsabilité scientifique de l’IPGP — et grâce à une nouvelle modélisation développée au laboratoire, les chercheurs montrent qu’à très basses fréquences ces signaux, dits « siffleurs », s’écartent de la loi classique qui les décrit depuis près d’un siècle. Ces travaux sont publiés dans la revue Geophysical Research Letters.
Détection par la mission Swarm d’un nouveau type de “siffleurs” équatoriaux produits par les éclairs atmosphériques
Que nous apprend la lumière des avalanches de Vesta ?
Une étude menée à l’IPGP utilise les images de la mission Dawn et une inversion bayésienne du modèle de Hapke pour analyser des avalanches et des éjectas sur l’astéroïde Vesta. Les résultats montrent que les dépôts les plus brillants correspondent aux surfaces les plus récemment mobilisées, offrant une nouvelle manière de suivre l’évolution du régolithe sur les corps sans atmosphère.
UPCité lance sa plateforme de signalement
Fidèle à ses missions de service public et à ses valeurs, l’Université Paris Cité renforce son engagement en faveur d’un environnement d’études et de travail inclusif et respectueux. À compter de juin 2026, elle met à disposition de l’ensemble de sa communauté une plateforme unique de signalement, accessible à toutes et tous. L’IPGP s’associe pleinement à cette démarche et bénéficie de ce dispositif, mis à la disposition de l’ensemble de ses personnels et de ses étudiants.
La cosmochimie au service du diagnostic de la maladie d’Alzheimer : le cuivre révèle ses secrets isotopiques
Une étude multidisciplinaire menée par des chercheurs de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP), en collaboration avec des équipes de la Faculté de santé de Université Paris Cité, de l’Inserm, de l’AP-HP (Lariboisière et Bichat) et de l’Université de Melbourne, met en évidence une avancée majeure : la découverte d’une signature isotopique du cuivre dans des fluides biologiques accessibles, ouvrant la voie à l’identification d’un biomarqueur potentiellement peu invasif de la maladie d’Alzheimer. Ces travaux, publiés dans Alzheimer & Dementia DADM, montrent que la composition isotopique du cuivre dans le sang et le liquide céphalo-rachidien (LCR) est altérée chez les patients et reflète directement la charge amyloïde dans le cerveau.
IRM du cerveau de patient atteint de la maladie d’Alzheimer. Une des conséquences de la maladie d’Alzheimer est la formation, dans le cerveau, de plaques extracellulaires riches en métaux : les plaques amyloïdes et les fibrilles tau.
Date de publication : 17/06/2026
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Cosmochimie, astrophysique et géophysique expérimentale (CAGE)
Les courants cachés de l’océan de Ganymède enfin détectables ?
Une étude menée par des chercheurs de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP) et du CNRS montre que les mouvements de convection qui animent l’océan caché sous la surface glacée de Ganymède pourraient générer de faibles signaux magnétiques détectables depuis l’espace. Ces signatures pourraient être mesurées par la mission européenne Juice, actuellement en route vers Jupiter, ouvrant une nouvelle voie pour explorer cet océan inaccessible et mieux comprendre sa dyna-mique ainsi que son potentiel d’habitabilité.
La magnétosphère de Ganymède (lignes jaunes) résulte d’un équilibre magnétique entre sa dynamo interne, générée par son noyau métallique, le champ magnétique de Jupiter et les interactions in-duites par son océan de subsurface
Découverte d’hydrates de CO2 au large de Mayotte : un site unique pour étudier le stockage du carbone dans l’Océan
Plus de 120 amas d’hydrates de CO2 ont été découverts sur le site du Fer à Cheval, à 10 km à l’est de Petite Terre (Mayotte), lors de la campagne Geoflamme copilotée par l’Ifremer et l’IPGP en 2021. Jamais un tel site n’avait été observé auparavant. Publiée dans Nature Geosciences, l’étude montre qu’il constitue un site unique au monde pour comprendre les mécanismes de séquestration transitoire du CO2 dans l’océan et les effets de l’acidification sur la biodiversité.
Hydrates de CO2 laissant s’échapper des gouttes de CO2 liquide, filmés en 2021 à 1367m de fond par le ROV Victor 6000 dans la zone du Fer à Cheval lors de la campagne Geoflamme à bord du Pourquoi Pas ? - CC-BY Ifremer
Parution du rapport annuel 2025 de l’IPGP
Le rapport annuel de l'IPGP, à la fois en français et en anglais, a l'ambition de faire partager au plus grand nombre notre enthousiasme pour toutes les recherches que nous menons. Il présente un instantané des activités de l'institut de l'année écoulée, avec un certain nombre de résultats scientifiques emblématiques dans les quatre grandes thématiques de l'IPGP : Intérieurs de la Terre et des planètes, Risques naturels, Système Terre et Origines.
Rapport annuel 2025
Date de publication : 11/06/2026
Grand Public, Recherche, Vie de l’Institut