Les courants cachés de l’océan de Ganymède enfin détectables ?
Une étude menée par des chercheurs de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP) et du CNRS montre que les mouvements de convection qui animent l’océan caché sous la surface glacée de Ganymède pourraient générer de faibles signaux magnétiques détectables depuis l’espace. Ces signatures pourraient être mesurées par la mission européenne Juice, actuellement en route vers Jupiter, ouvrant une nouvelle voie pour explorer cet océan inaccessible et mieux comprendre sa dyna-mique ainsi que son potentiel d’habitabilité.
La magnétosphère de Ganymède (lignes jaunes) résulte d’un équilibre magnétique entre sa dynamo interne, générée par son noyau métallique, le champ magnétique de Jupiter et les interactions in-duites par son océan de subsurface