Les activités de recherches en archéomagnétisme sont effectuées sur deux sites distincts : les mesures directionnelles du champ géomagnétique sont faites au sein de l’observatoire magnétique national à Chambon-la-Forêt, dans le Loiret, tandis que les mesures sur les intensités géomagnétiques sont réalisées dans le bâtiment Cuvier, à Paris.
Les mesures sur les archéo-directions sont effectuées à l’aide d’un inductomètre à rotation adapté à la taille décimétrique des échantillons analysés (photo gauche). Le protocole expérimental utilisé, issu des travaux d’Emile Thellier, repose sur des expériences de traînage magnétique. Une description de la méthode, qui préserve l’atout que représente la grande précision de l’orientation des échantillons faite sur le terrain, peut être trouvée dans la publication Le Goff et al. (2020).
Nos études sur les intensités géomagnétiques sont réalisées à l’aide d’un magnétomètre à échantillon vibrant appelé Triaxe, construit au laboratoire, qui permet de mesurer en continu l’aimantation d’un échantillon de petit volume (inférieur à 1cm3) à des températures variables jusqu’à 650°C, en champ ou en champ nul (photo droite). Nos résultats d’archéointensité sont ainsi obtenus en utilisant un protocole expérimental développé spécifiquement pour bénéficier des capacités du Triaxe (pour sa description, voir Le Goff et Gallet, 2004). Trois magnétomètres de ce type sont disponibles à Cuvier, dont un appartenant au Laboratoire d’Archéologie Moléculaire et Structurale (LAMS, Sorbonne Université).

Nos recherches, effectuées pour la plupart en lien étroit avec le LAMS (Agnès Genevey), s’appuient sur de nombreuses collaborations établies avec divers services de recherches archéologiques (universités, services départementaux ou régionaux de l’archéologie, musées, Inrap, Eveha, Archeodunum).
Historique du laboratoire